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Divers

A toi ma fille

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En cette journée internationale des droits des femmes, ma fille, je tenais à t’écrire cette lettre.

Tu n’as que quatre ans même pas encore et demi et pourtant déjà la société voudrait te mettre dans une case.

Je me souviens qu’à ta naissance je m’étais fait la réflexion que finalement un bébé est plutôt asexuée. Dans les premiers moments de la vie, fille ou garçon, il est souvent difficile de dire le sexe d’un bébé. Le regard de la société sur toi est alors neutre, pourquoi faudrait-il que cela change par la suite ?

Quelqu’un m’avait même dit, avant ta naissance, que pour un père avoir une fille était plus difficile que d’avoir un garçon, car il faut la protéger de tous les autres hommes.

Mais toi ma fille, tu n’es pas une princesse en porcelaine qui se casse si on la touche. Et s’il y a quelqu’un qui doit te défendre des hommes, c’est bien toi ma chérie.

Avec ta mère, nous avons à cœur de t’apprendre qu’avant d’être une femme, tu es surtout un être humain qui doit se respecter et ne jamais laisser les autres lui manquer de respect.

Personne ne devrait te considérer de haut parce que tu n’es « qu’une fille », tu as le même droit que les hommes de faire exactement ce qu’il te plait dans la vie et d’être payé le même salaire, à toi d’en prendre conscience et de ne jamais laisser personne te prouver le contraire.

Hélas, il faut reconnaitre que la société, et surtout la société de consommation, est loin d’appliquer le concept de parité comme il le faudrait. Pour s’en rendre compte, le plus simple est encore d’aller dans n’importe quelle grande surface aux rayons des jouets. Là, on découvre une première aberration : les jouets sont classés par sexes, comme s’il devait y avoir des jouets pour filles et des jouets pour garçons ! Un jouet n’est qu’un morceau de plastique sans fonction, ce n’est qu’une fois pris en main qu’il devient ce que l’imagination lui demande d’être.

Le rayon des « garçons » est plein de couleurs différentes, du bleu, du jaune, du vert, du rouge. C’est vivant, avec beaucoup de variété. Le rayon des filles, lui, est un immense camaïeu de rose, avec quasi exclusivement des poupées ou des trucs de princesses. Il n’y a aucune diversité, et tous ces jouets semblent vouloir te mettre dans une case « tu es une fille, tu es une princesse, tu dois t’occuper des bébés ». QUELLE HORREUR !

Il est aussi assez terrible de constater que rien qu’à l’école maternelle, l’influence des autres parents sur leurs propres enfants te fait choisir inconsciemment le chemin tout tracé de l’iniquité. Quand tu rentres à la maison et que tu répètes que « les pantalons c’est pour les garçons, les filles doivent porter des robes qui tournent » je me dis qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond (sauf la robe, qui elle tourne bien).

Bien sûr, à quatre ans, tu es une véritable éponge et tu apprends surtout en observant comment se comportent les grandes personnes, mais aussi ce qu’on te lit dans les livres ou que tu vois dans les dessins animés. A nous, parents, de faire attention à ce qu’on te met entre les mains pour que tu puisses apprécier aussi bien la Reine des neiges que Bob le bricoleur !

Le monde du travail à fait des progrès depuis les années 50, mais la situation est loin d’être paritaire. Ma fille, j’espère que quand tu seras grande tu n’auras pas à devoir te montrer deux fois plus compétente que les hommes au même poste que toi pour gagner un salaire inférieur. J’espère qu’on ne te fera pas comprendre que le rôle d’une femme est à la maison, et que ce sont les hommes qui doivent aller travailler et être le « chef de famille ».

Bref, ma fille, en cette journée internationale des droits des femmes, ta maman et moi souhaitons de tout cœur que tu deviennes une jeune femme capable de te se sentir libre par rapport aux images que la société voudrait t’imposer.

Une chose est sûre, tu pourras toujours compter sur l’amour de tes parents comme un soutien infaillible toute ta vie !

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Divers

Quelques nouvelles !

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Ok, j'avoue, ça commence à faire trèèèèèèèèèèèèès longtemps que je n'ai rien posté ici. via GIPHY Tout d'abord, cher lecteur qui refresh toute la journée
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Edito

Edito : Uber Vs les Taxis

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Depuis quelque temps, le mot Uber est très présent dans les médias, vous en avez certainement entendu parlé et peut-être ne savez-vous pas réellement de quoi il s’agit. Alors, pourquoi ne pas essayer de faire un bilan complet pour essayer d’y voir plus clair ? En préambule, je me permets de préciser que j’ai de bonnes notions d’économie et de nouvelles technologies, mais que je ne suis en aucun cas un expert. Ceci est un bilan qui se veut le plus neutre possible, mais il y aura forcément des simplifications pour faire passer le propos plus facilement. Merci 🙂

Uber, c’est quoi ?

Uber est avant tout une application smartphone qui vous permet de trouver rapidement un chauffeur pour vous emmener partout. Pour le moment, en France, Uber est valable à Paris, Lille, Lyon, Bordeaux, Cannes, Toulouse, et depuis peu Marseille, Nantes et Strasbourg.

Comment ça marche ?

Uber propose deux types de services, d’un côté des chauffeurs en bonne et due forme, dans de belles voitures bien classes (UberX, UberBerline et UberVan) et de l’autre un service moins cher où tout le monde peut IMG_4804devenir chauffeur occasionnel et utiliser sa voiture personnelle pour faire des courses (UberPop). Il existe également un autre mode, UberPool, qui est le moins cher de tous, puisqu’il permet de partager une course UberPop entre plusieurs personnes qui vont globalement dans la même direction. En France, UberPool est 10% moins cher que les prix UberPop. Dans l’application, vous pouvez choisir entre les différents services d’un simple glissement de doigt, c’est simple et intuitif.

Lorsque vous avez besoin d’un chauffeur, vous lancez l’application qui vous localise grâce au GPS de votre téléphone. Vous spécifiez alors votre destination, et on vous donne le prix approximatif de la course. Ensuite, une fois que vous avez validé votre commande, l’application affiche en temps réel la position du chauffeur qui vient vous chercher, ainsi que le temps d’attente jusqu’à ce qu’il arrive. De plus, vous avez des informations sur son véhicule, sa photo, son prénom, sa plaque d’immatriculation et la moyenne des notes que les autres passagers ont laissées avant vous.

C’est un système fait pour rassurer l’utilisateur et lui donner des infos rapides et complètes pour qu’il puisse bien prévoir ses déplacements. De plus, il n’y a pas de notion d’échange d’argent, car c’est l’application qui se charge de vous prélever en fin de course et de rémunérer le chauffeur.

À San Francisco, UberPool est particulièrement répandu, car les tarifs sont fixes, 7$ pour n’importe quel trajet en ville. À ce prix là, on prend un Uber comme on prend le métro ou le bus, et en réponse, l’application est très populaire et il y a des centaines de chauffeurs en ville. En France, pour l’heure, les tarifs sont encore au kilomètre et au temps plus un prix fixe de prise en charge et un coût minimum.  Ci-dessous, les différents tarifs comme on peut les trouver sur le site de Uber.

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Concrètement, le tarif se calcule de la sorte (temps passé en voiture x 0,15 euros) + (kilométrage effectué x 0,95 euros) + 1 euro. Ainsi, en imaginant que vous partiez du 102 avenue des Champs Élysée, et que vous alliez jusqu’au 23 rue Saint Denis, le tout en UberPop, le calcul sera :

(18 minutes x 0,15) + (3,9 km x 0,95) + 1 euro = 7,7 euros.

Le prix est bien sûr indicatif en fonction du trafic et des éventuels détours. Enfin, le prix minimum d’une course UberPop est de 4 euros.

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C’est quoi le problème avec les Taxis ?

Le concept de Taxi existe depuis l’Antiquité, et plus réellement en France depuis 1637 et l’invention des voitures de louage avec chauffeur. Le système moderne des Taxis existe depuis 1891 environ. Ce mode de transport est donc largement ancré dans la société depuis, grosso modo, toujours à l’échelle de la vie d’un Homme.

Ne devient pas Taxi qui veut, il faut passer un examen assez difficile, puis payer une licence qui coûte très cher, autour de 200 000 euros pour les grandes villes. Il faut également que le chauffeur se paye son véhicule et les équipements qui vont avec. La facture est donc lourde dès le départ, et les chauffeurs passent de longues heures à rouler pour avant tout rembourser leurs prêts avant de pouvoir faire des bénéfices.

Le prix d’un taxi fonctionne différemment de celui de Uber. Tout d’abord, à Paris en tout cas, il y a différents prix en fonction de l’heure et du lieu de prise en charge ou de destination. Il y a un prix de prise en charge fixe, puis un prix au kilomètre OU un prix à l’heure en fonction de la vitesse. Il faut également ajouter des frais d’approches qui vous sont ajoutés si vous avez commandé votre taxi à l’avance, et l’ensemble ne peut être inférieur à 7 euros. Les prix sont très encadrés en France, on peut donc assez facilement savoir combien une course va nous coûter.

À Paris, en 2014, les tarifs officiels étaient :

Tarif A (lampe blanche) : de 10h à 17h sauf dimanche et jours fériés
– Tarif kilométrique : 1,04 € ;
– Tarif horaire : 32,25 €, si le taxi est à moins de 31,6 km/h.

Tarif B (lampe orange) : de 17 heures à 10 heures (heure de pointe et de nuit), les dimanches de 7 heures à 24 heures et les jours fériés de 0 heure à 24 heures
– Tarif kilométrique: 1,29 € ;
– Tarif horaire : 37,40 €, si le taxi est à moins de 29,2 km/h.

Tarif C (lampe bleue) : de 0 heure à 7 heures les dimanches
– Tarif kilométrique: 1,56 €.
– Tarif horaire : 33,46 € si le taxi est à moins de 21,8 km/h.

 

Concrètement, tant que le taxi roule au-dessus de la vitesse plancher définie en fonction du moment de la prise en charge, vous êtes facturé au tarif kilométrique. Par contre, s’il roule moins vite (embouteillage) ou qu’il est à l’arrêt, c’est le tarif horaire qui prévaut.

En reprenant notre exemple du trajet calculé ci-dessus, le tarif pour un taxi serait entre 13 et 16 euros. Évidemment, là aussi, cela dépend de nombreux facteurs comme la circulation, mais aussi si vous avez commandé le taxi à l’avance et si celui-ci vient de loin, si vous avez plus d’un bagage ou si vous êtes plus de quatre personnes.

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Pas besoin de faire Sciences Po pour voir que la solution Uber coûte non seulement moins cher, mais qu’elle est également plus simple et plus claire en terme de tarifs. On peut comprendre que les taxis, dont les tarifs sont imposés, voient tout cela d’un mauvais œil, car ils sont en face d’un concurrent très sérieux avec une offre réellement attractive.

On n’arrête pas le progrès

Le problème, c’est que les taxis ressentent une forte injustice en voyant arriver cette concurrence plus simple et moins réglementée. Je ne suis pas chauffeur, il est donc facile pour moi d’écrire ce qui va suivre, mais je le dis quand même : lutter contre le progrès pour préserver son monopole est aussi vain que contre-productif. Sur une échelle de temps relativement courte, disons 10 ans, les taxis peuvent gagner une bataille temporaire ou à défaut provoquer un statu quo, mais à une échelle de temps plus large, il ne fait aucun doute que le système de taxi tel qu’on le connaît aujourd’hui sera rapidement dépassé. Si ce n’est pas Uber qui en provoquera le changement, ce seront les voitures autonomes en libre circulation dans 20 ans.

Vouloir stopper cette mutation de la société, ce changement du progrès, est vain parce qu’il n’est pas possible de le faire, même en se mettant très fort en colère, en faisant du lobbyisme actif et en misant sur des grèves et des opérations escargots.

Pourquoi ? Car on parle là d’un service, et qui dit service dit clients. Les humains sont comme l’eau ou l’électricité, ils cherchent toujours le chemin le plus court, le plus simple, le plus rapide. Si un service plus simple, plus rapide et plus efficace apparaît, alors ils abandonnent sans vergogne l’ancien au profit du nouveau.

On ne peut pas forcer les gens à utiliser un service qu’ils ne trouvent plus aussi pratique qu’avant, et d’autant moins si on le fait en les prenant en otage. Par conséquent, les taxis peuvent bien râler autant qu’ils veulent, tant qu’il y aura de nouvelles idées comme Uber, ils ne pourront pas lutter, car en réalité, ce n’est pas que le service est injuste pour eux, c’est qu’il est bien mieux fichu pour le client. Et ça, on peut dire ce qu’on veut, il est impossible de lutter contre !

J’invite plutôt les compagnies de taxi à adapter leurs offres et leurs outils pour proposer de nouveaux modes d’utilisation de leur service pour s’approcher de ce que fait Uber, voire pourquoi pas, de proposer mieux !

L’ordre établi Vs le Progrès

Le progrès, quand il rend la vie des gens plus simple, ne peut être contenu. Même si pour cela il faut bouleverser l’ordre établi et changer les habitudes et les « on fait comme ça depuis toujours, je vois pas pourquoi on changerait ».

L’Homme est un curieux animal parce qu’il est très contradictoire en cela qu’il déteste le changement, mais qu’une fois ce dernier accepté, il devient rapidement la nouvelle norme qu’il détestera lâcher pour la suivante.

Ce petit jeu est d’autant plus vrai qu’il y a de notions d’argent, de pouvoir et de parts de marché impliqués. Mais si on devait s’arrêter à ça, on serait encore à l’âge de Pierre !

Quand Gutenberg a inventé l’imprimerie, il a mis sur le carreau les moines copistes. Bien sûr, il est probable que l’imprimerie ait rencontré de la résistance, après tout les moines suaient sang et eau pour recopier des livres et ils leur fallaient de longues années pour maîtriser des gestes très techniques comme les enluminures, sans parler du temps nécessaire à la réalisation d’une seule copie. Mais, avec le recul, l’invention de l’imprimerie a offert la lecture à l’humanité, et ce fut une véritable révolution culturelle et intellectuelle.

Des exemples de la sorte, il en existe certainement des milliers ! Bien sûr, il arrive que le progrès ne soit pas toujours bénéfique pour tous, mais qu’il serve à l’enrichissement d’une poignée au détriment du reste de la population. Mais rien n’interdit alors qu’une nouvelle invention, une nouvelle vision, ou surtout qu’un changement des mentalités chez le consommateur, puisse faire à nouveau changer la situation et conduire vers de nouveaux standards.

En attendant, il faudra regarder de près l’évolution du cas Uber, car je suis prêt à parier que les taxis n’auront d’autres choix que de s’adapter et de changer leurs habitudes pour correspondre aux besoins des clients ! Par ailleurs, si Uber monte en puissance en France, il y a fort à parier que le prix de la fameuse licences chutera considérablement, ce qui devrait réduire les écarts.

Affaire à suivre !

Et vous, que pensez-vous d’Uber et des Taxis ?

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