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Ma vie de geek

Découvrez si l’air est pollué chez vous !

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J’ai récemment découvert un projet collaboratif allemand super sympa et j’ai pensé que vous auriez envie de participer.

Le principe ? Être capable de mesurer soi-même le niveau de pollution de l’air autour de chez soi, et faire remonter les infos sur une carte collective.

Vous vous souvenez surement, il y a quelque temps je vous avais parlé du Foobot, cet analyseur d’air intérieur. Si le système est intéressant, il n’en reste pas moins assez cher et ne mesure que l’air intérieur.

Et si je vous disais que vous pouviez fabriquer vous-même assez facilement et pour même pas cher votre propre analyseur d’air ?

Mais si ! Et en plus, la procédure est d’autant plus simple que le collectif universitaire à la racine de ce projet a créé un mode d’emploi très détaillé.

La carte ci-contre vous montre comment le projet fonctionne. En clair, vous installez le capteur devant chez vous, à une fenêtre, sur un balcon, et vous le laissez tourner. Il mesure alors en continu le niveau de pollution de l’air sur la base de deux des pires polluants : les PM 10 et PM 2.5. Les résultats sont ensuite envoyés sur cette carte, ils sont anonymisés et convertis en couleur.

Vous pouvez accéder à la carte complète par ici.

Comme j’habite en ville, et qui plus est assez proche de gros axes routiers, je voulais savoir justement quel niveau de polluant je respire chaque jour avec précision. J’ai d’abord fait tourner le capteur en intérieur pour tester, et il est maintenant dehors et participe au projet collectif.

Comment fabriquer le capteur ?

Le capteur est composé de plusieurs éléments dont le prix est très abordable.

Le cœur du système est une carte Arduino à laquelle vient s’ajouter la sonde de particules fines, et en option un capteur de température et d’humidité. J’ai eu un peu de mal à trouver les composants, donc je suis sympa, je vous mets les liens amazon pour la liste complète de ce dont vous aurez besoin.

L’ensemble vous reviendra à peu près a 75 euros si vous devez tout acheter. Il est possible que vous ayez déjà certains éléments chez vous comme le câble USB et la prise secteur. L’élément le plus cher est le capteur de particules. Il est peut-être possible de le trouver moins cher ailleurs, mais j’ai pas forcément cherché !

L’assemblage en lui-même n’est pas très difficile, il suffit de suivre la procédure indiquée sur cette page.

Ce n’est pas très dur, mais ce n’est pas non plus une promenade au clair de lune. En clair, je suis geek et j’ai eu un peu de mal quand même. C’est faisable, mais je me mets à la place de la personne qui n’y connait rien du tout, ça peut faire un peu peur.

Si cet article rencontre du succès, je ferais une vidéo sur comment assembler les différents composants.

Attention, il faut une prise secteur !

Pour être tout à fait honnête avec vous, je pensais au départ que la carte Arduino était alimentée en électricité par une pile et que vu la taille du truc, je n’aurais pas besoin de la changer souvent.

Erreur, le système est alimenté par la prise USB, ce qui veut dire que vous devrez avoir une prise secteur proche de l’endroit où vous installerez le capteur, et qui soit à l’abri des intempéries. Ce n’est pas vraiment idéal. Dans mon cas, j’ai fixé le capteur sur mon cabanon de jardin dans lequel se trouve une prise.

D’autres fixeront le capteur sur une fenêtre avec le câble qui passe rentre à l’intérieur en le passant par la jointure de la fenêtre mais il faut reconnaître que le machin n’est pas super mignon tout plein. Avoir ce truc fixé en permanence sur une fenêtre, c’est pas ouf.

Et ensuite ?

Une fois configuré et alimenté, le capteur commence tout de suite son travail d’analyse et il envoie les infos sur le site collectif d’Ok Lab.

Au bout de quelques minutes, vous avez alors accès à votre page perso avec de bien jolis graphiques comme ce que vous voyez ci-dessous.

L’idée ce n’est pas de vivre dans l’angoisse d’un air pollué, mais de voir avec précision ce qu’on respire et à quel moment. Pour info, l’OMS stipule que le niveau au-dessus duquel les PM 10 et PM 2.5 sont nocifs sont respectivement de 50 µg/m3 et 25 µg/m3. De ce que j’ai pu voir pour le moment, nous sommes très loin en dessous !

Il arrive que le capteur ait des pics que je n’ai pas encore réussi à expliquer pour le moment. Je ne sais pas si c’est dû à un avion qui passe, ou un gros camion bien crado dans la rue, ou encore un simple bug.  À surveiller !

En tout cas, je trouve l’initiative vraiment excellente et plus il y aura de monde qui participera, plus nous aurons une carte précise et citoyenne de la qualité de l’air.

Je n’ai qu’un seul regret, c’est que le capteur ne mesure pas les PM1, qui dont des polluants encore plus dangereux que les PM 10 et PM 2.5 car ils sont plus petits. Espérons que ce sera pour une prochaine version !

N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de ce genre d’initiative et si vous avez envie d’y participer !

 

Nicolas

The author Nicolas

Nicolas est un papa, Nicolas est un geek, Nicolas est un papa geek ! Mais aussi journaliste, et photographe professionnel.

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