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Puériculture

Le deuxième enfant, celui qui vous met le nez dans la….

Spaghetti Mess

MISE A JOUR IMPORTANTE : Cet article a suscité pas mal de réactions, mais pas toujours celles que j’avais prévu. On m’a notamment fait le retour que la vision que je décrivais ici était particulièrement négative et qu’elle incitait à ne pas faire d’enfant. Ce n’était évidemment pas le but de ma démarche, bien au contraire c’est tout l’inverse. Je voulais avertir les jeunes parents pour qu’ils puissent se préparer mentalement au deuxième enfant, mais en aucun cas y renoncer ! J’ai donc modifié l’article pour l’adoucir un peu et le faire mieux coller au message que je voulais faire passer. Merci 🙂

J’espère que mon fils ne lira jamais cet article, car je ne voudrais pas qu’il l’interprète mal et se dise un jour que sa venue au monde a modifié l’équilibre que notre petite famille à trois avait réussi à créer jusque là, et qu’il nous aura fallu plus d’un an et demi pour sortir un peu la tête de l’eau.

Je l’espère vraiment de tout mon cœur parce que même si c’est vrai que son arrivée a VRAIMENT entièrement, totalement, chamboulé notre organisation bien rodée, ce n’est pas lui en tant que personne qui l’a fait sciemment, mais lui en tant que concept. Quel concept ? Celui du deuxième enfant.

Mais reprenons un peu depuis le début.

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Le premier enfant : quand tu crois que tout change

Peu de temps après la naissance de ma fille, en 2011, j’avais croisé une amie à qui j’avais dû dire quelque chose comme « houlala, c’est fatigant quand même un enfant. » Et qui m’avait alors répondu « AH ! Mais attend un peu d’en avoir un deuxième et tu verras ! » Sur quoi, j’avais pensé intérieurement « mais quelle reloue celle-là » Force est de constater qu’elle avait parfaitement raison.

L’arrivée du premier enfant est un bouleversement pour les nouveaux parents parce qu’il y a une quantité énorme de nouveaux paramètres à prendre en compte, qu’ils ne dorment plus comme avant, qu’il faut s’occuper de quelqu’un d’autre que soi-même et qu’il faut en assumer les responsabilités.

Tout ça, c’est tout à fait vrai et personne ne peut nier le fait que c’est effectivement très fatigant, que cela nécessite beaucoup d’énergie au quotidien et pas mal de renoncements. Mais assez vite, vous arriverez à sortir la tête de l’eau, et à reprendre le dessus.

Quand on a qu’un enfant, on a le luxe d’avoir des principes et de s’y tenir. On a le temps de se regarder le nombril à être un super parent.

« Moi ? Attends, mais je cuisine du bio tous les soirs pour ma fille ! »

« Chez nous, on laisse toujours le temps au dialogue, mais bien sûr-haaan. On laisse notre enfant nous exprimer ses besoins et on est toujours à son écoute-haaan. »

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Moi aussi, j’étais comme ça. Avoir un seul enfant permet de répartir les tâches, quand l’un parent s’occupe de l’enfant, l’autre se repose. Il n’y a pas, ou peu, de mauvaises surprises. La logistique est simple, on n’est même pas vraiment fatigué et la vie sociale est encore assez simple à maintenir. Et puis…

Avant j’avais des principes éducatifs… mais ça, c’était avant (le second).

Lorsque nous avons mis en marche le projet pour le deuxième enfant, j’étais confiant. Notre fille avait été une crème d’amour de bébé, très facile à gérer, et je pensais que son petit frère serait du même acabit. Et le pire, c’est que j’avais raison.

Notre fils est arrivé en octobre 2014, cela fait donc un peu plus de 15 mois au moment où j’écris ces lignes. C’est une petite bouille d’amour, trop mignon tout plein, offrant presque toujours des sourires et rarement des pleurs. Il dort bien, mange bien, grandit bien et n’est jamais sérieusement malade.

Et malgré tout ça, malgré de la bonne volonté et du courage, il y a beaucoup de moments où la fatigue prend le dessus, notamment quand il s’agit d’aller faire un tour en ville ou chez des amis. Sortir avec un enfant est gérable, deux enfants dont un bébé implique une telle logistique, un tel niveau d’organisation et de planification qu’il faut au minimum 1h pour réussir à tout préparer.

Et quand on décide de sortir chez des amis, il y a toujours la possibilité que l’aventure tourne court parce que le bébé est malade / n’arrive pas à dormir / pleure de manière incontrôlable. Le bon côté des choses, c’est que cela vous incite à inviter chez vous plutôt que d’être invité… et donc de parfaire vos talents de cuisinier.

 

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Le plus éprouvant, c’est la logistique.

À titre personnel, je crois que ce qui a été le plus difficile à mettre en place, la logistique préalable à toute sortie. Prévoir la bouffe, le transport, le timing, le dodo… Ce n’est pas inné et l’apprentissage prend du temps !

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Au quotidien, c’était déjà la course avant, maintenant c’est carrément le marathon et tout ça pour finir en retard (presque) tous les matins. Les petits dej, les vêtements, les couches, l’école, la crèche, etc. Toutes ces actions prennent du temps et de l’énergie… et le soir, c’est pareil, mais dans l’autre sens. En même temps, il est toujours possible de faire mieux… Et les ruses pratiques existent pour gagner de précieuses minutes et réduire le retard (comme se lever plus tôt ? Ouais, bon. Cela c’est vraiment si y a pas le choix !)

Avoir des principes est toujours possible, mais il faut considérablement savoir les assouplir si on veut s’en sortir.

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Mais bon, sinon ça va !

Aujourd’hui, les choses commencent à aller un peu mieux. Notre fils gagne chaque jour un peu plus en autonomie, ce qui nous libère les bras et nous permet d’envisager de souffler un peu ! Ouf !

On n’est pas encore sorti du tunnel, car il faut encore gérer les couches, prendre en compte le rythme des siestes et se trimbaler le lit parapluie ou la poussette. Mais, petit à petit, les choses s’arrangent.

Cet article n’a pas vocation à vous déprimer ou à vous empêcher de faire un deuxième enfant, mais plutôt de vous permettre de le faire en toute connaissance de cause. Car si un deuxième enfant induit beaucoup de logistique, pas mal de fatigue et un peu de désarroi de temps à autres, deux enfants c’est avant tout une over dose de bonheur et d’amour !

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Si c’était à refaire, nous recommencerions exactement de la même manière et je n’échangerai notre vie de famille pour rien au monde. Alors ok, ce n’est pas tous les jours faciles mais voir ses enfants grandir, s’épanouir et leur donner le meilleur de nous même est (chez moi en tout cas) la recette de l’accomplissement personnel.

Enfin bref, tout ça pour dire que comme le dit l’adage populaire, deux enfants c’est bien plus que deux fois le job. Mais c’est bien, hein ! Si, si, c’est vrai !

Courage les parents. One team, One love.

Et si vous me répondez « Attends d’en avoir trois », je vous arrête tout de suite, c’est pas au programme…

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Nicolas

The author Nicolas

Nicolas est un papa, Nicolas est un geek, Nicolas est un papa geek ! Mais aussi journaliste, et photographe professionnel.

4 Comments

  1. C’est tout à fait vrai !je me retrouve complètement surtout dans la logistique sauf que moi j’ai eu des triplés donc ça a pris un plus de 15 mois !

  2. Bonjour,

    Ce que vous décrivez pour la vie sociale me parait équivalent que ce soit le 1er ou 2eme (c’est un bébé quoi). Pour la gestion du quotidien, il est sur que ça rajoute du boulot, mais je pense que vos difficultés viennent peut-etre plus du fait que vos enfants sont proches en age et que l’ainée est encore très dépendante (bon, en meme temps, je ne connais pas son age, donc difficile à dire). Moi, sur le quotidien, j’aurais plutot dit, au niveau des changements, c’est le passage du calme (1 seul enfant) au brouhaha permanent (2 enfants ou plus), venant du fait que freres et soeurs sont sans arret en train de se disputer.
    Bon courage!

  3. Je peux enfin me reconnaître dans tes articles! Je suis impressionnée en fait par le simple fait que tu réalises que sortir avec un bébé demande une pre-reflechissade de malade pour concorder la sortie avec le dodo / miam et Cie. Andrew ne réalise pas. Quand on décide d’aller quelque part il s’attend a ce qu’on soit en voiture 5min après. Comme avant. Bref, la je t’avoue que j’ai du mal a imaginer une sortie a essayer de faire concorder les besoins de 2 enfants de bas age!!!!!!! Alors bravo et courage!

  4. Bonjour,
    Je viens de découvrir votre blog grâce au post Facebook de Papacube.
    Vous êtes tout bonnement passionnant 😀
    Je me permets une petite remarque cependant : en temps que maman de 4 choupis de moins de 8 ans j’estime être en droit de vous donner mes impressions concernant la pluralité des enfants : mon bilan perso c’est qu’au premier on doit tout apprendre, au second on perd pied littéralement, étrangement le troisième ça n’est qu’une question « d’encombrement » (3 lits, 3 chaises à table, 3 sièges-auto, 3 doudous, 3 gilets à emmener) mais l’organisation en elle-même est déjà là, l’ainé sait déjà à quoi s’attendre par contre je préconise l’usage du sèche-linge et le non-usage du fer à repasser (sauf entretiens et autres cérémonies) et le puiné n’a jamais été enfant unique pour le quatrième c’est pareil, c’est presque une formalité. Un seul défaut à tout ça : les remarques des « gens » vont en s’amplifiant, c’est presque ça le plus dérangeant du « couple » garçon-fille à la « tentative pour avoir enfin une fille/seconde fille » (valable pour les garçons hein, je ne suis pas sexiste) en passant par « l’équipe de foot » ou encore la folie, l’irresponsabilité et j’en passe. L’autre point noir c’est la distance que prennent beaucoup d’amis sans enfants (pas tous, heureusement). Fort heureusement quand ils deviennent parents il nous comprennent enfin (tout en soulignant que quand même pour nous c’était plus facile).

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